Kapitel 22.


Une journée sans son aide. J'aurais pu trouver ça simple. Et ben, pas tellement, parce ce que même si il y quelques jours il n'était pas encore à mes côtés, il avait été toujours quelqu'un pour moi. Dans mon c½ur et dans ma peau.
Même si je ne connaissais que leurs images et leurs interviews bidons, que leurs mimiques et leurs emplois du temps,... ils étaient moi. Ils étaient ma vie, mes peurs aussi. Ils étaient Jade tout court. Sans eux, je n'étais pas vraiment moi.
Ca, c'était mon état sans leurs attentions, sans squatter Berlin et sans avoir, matériellement, leurs marques sur moi. Alors moi pas avoir besoin de lui ? Maintenant.
Mon pari ? Perdu. Evidemment.
A n'y plus rien comprendre. Là, j'm'en foutais. Je me foutais de mon image.
Tant qu'ils étaient là... Tant qu'il était là...
Ma drogue.








C'que j'aimais, chez lui, c'était ses pulls. Ses pulls pour 4 ... qui allaient bien à nous deux. Nous*.







Tu





J'aimais quand il s'éclatait à refaire ma bande ou quand on squattait un restaurant pendant une bonne partie de l'après-midi autour d'un chocolat crème.
J'aimais quand il pétait un câble sur moi. Quand je lui gueulais dessus. Quand il boudait.
Quand je tapais dans son ventre comme une gamine...




m'






J'aimais quand il ne m'aimait pas. J'aimais quand il passait ses doigts sur mes cicatrices.
Et j'aimais son frère.






appartient.






...









J'avais élu domicile à Berlin. Chez les K. depuis un mois.
Eux étaient régulièrement partis aux 4 coins de l'Europe.
Leurs images étaient à elles.
J'avais trouvé un petit boulot dans un restau' du quartier Ouest, où on se retrouvait souvent et encore avec Tom.
Mon père était toujours malade, et l'argent se faisait de plus en plus rare.

J'ai appelé Eléa pour savoir si elle voulait passer me faire un coucou en Allemagne pendant les vacances de Toussaint. Elle a acceptée ... et ce fut le début de toute autre chose ... La vérité en face. La claque en pleine gueule.





...






Elle savait où j'habitais, chez qui. Elle avait écouté les CDs au travail et ... elle aimait l'univers. Petit à Petit, elle s'imprégnait d'eux. Comme je l'avais fait. Elle m'avait dit être toute excitée à l'idée de passer cette semaine à Berlin. Berlin*. Eux &Elle. &Moi.


Elle avait tendance à vivre ses rêves ; alors que je rêvais plutôt (ma) vie. Elle s'adaptait alors que moi je recherchais ailleurs. Avec elle, je paraissais ... inutile. Beaucoup plus.





...








Mardi. Elle arrivait le lendemain. Le groupe était là, au complet. Ils revenaient d'une promo., un truc du genre et avait profité d'être à 4 pour l'accueillir.

« -Elle s'appelle comment déjà ? (Georg)
- Elaé, ça fait 50 fois qu'on te le dit ! (Bill)
- Putaiiiiiiiin ! Billeuuuuh ! Tu le fais exprès hein ouais ? (Jade)
- Quoi ? (Bill)
- C'est E-LE-A, son prénom... (Jade)
- Bah, c'est ce que je viens de dire ! (Bill)
- XDD Quel con ! (Tom)
- Faudra lui demander de l'écrire sur son front, on se trompera pas ! (Bill)
- TU ne te tromperas pas ! (Tom)
- Ouais, bah c'est bon ! Moi je n'ai pas préparé le terrain comme certain............. (Bill)
- O___o Comment ça ? (Jade)
- Tom, il a une relation secrète avec Elaé... (Bill)
- O__o Heiin ? C'est quoi cette histoire ? ^^ (Jade)


(J'ai abandonné pour le prénom)

- Tom, il a une relation secrète avec ta copine, là ! (Bill)
- Euuh, Billou, tu divagues là ! (Tom)
- ............................. VAGUE ! (Bill)
- -_________________- (Eveury – Beau – Di )
- Genre, j'ai appelé une fois Eléa et tout de suite c'est préparer le terrain ! ... (Tom)
- Euuuh (Bill)
- ... en même temps, c'est vrai que j'ai un charme infaillible. Un coup de fil et elles tombent raides dingues ! (Tom)
- Putaiiiiiiin, c'est quoi c'est histoiiiiiiiiiiiiiire ! ! (Jade)
- J'ai appelé Eléa quand tu t'es prise la tête dans le siège avant du taxi et qu'accessoirement tu t'es éclatée à enfoncée des bris de verre dans le bras ! (Tom)
- Tom, tu me saoules ! (Jade)
- Quoi ? (Tom)
- Laisse tomber, tu m'énerves. (Jade)
- Putain, merde, y'a une mouche qui est tombée dans mon coca ! (Gustav)
- Appelle son amie Elaé, peut-être qu'elle t'aidera.. -.- (Jade)
- XDD T'as un problème, Jade, là ? (Tom)
- Absolument pas. Bon, j'vais aller faire les courses pour la semaine, moi. (Jade)
- *passant sa CB*, tiens ! Payes avec ça. (Tom)
- J'n'ai pas besoin de ton fric. (Jade)
- ...
- et de ton mépris à deux balles. (Jade)
- ...
- ... Par contre, ... (Jade)
- Oui ? (Tom)
- Non, rien. (Jade) »










Par contre, j'ai besoin de sa personne.












Du bist vieilleicht da, Tom.
Kann ich sagen, dass du mein` Leben war ?...
Mein` Nächten. Mein` Adern.

(P-e que tu es là, Tom. Puis-je dire que tu étais ma vie? Mes Nuits. Mes Veines.)




















Bon, Bon, Bon. Là, je ne gère pas du tout...
Le temps d'attente, un truc de malade. =o
So.
Tut mir Leid comme dirait l'autre et puis...
Don't be mad of me. (C'est comme ça qu'on dit heiin??? ^^)
Maintenant que ça c'est publié, je dois faire mes devoirs de tagage. =O
Parce que j'ai été tagué par Elle*
Bon, c'est parti.


~ Chaque personne taguée doit écrire 7 choses à savoir sur lui/elle .
~ Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les Règles .
~ La personne taguée doit taguer à son tour 7 personnes et les mettre sur son blog .
~ Il faut préciser qui vous a tagué .
~ Tu n'as pas le droit de taguer la personne qui t'a tagué .


- -


7 choses que j'aime.
* Eux.
* L'imprévu prévu.
* Be independant.
* Me bousiller les oreilles avec de la musique d'oiseau. XD
* Ecrire.
* Avoir chaud (nimp` ! ^^)
* M'asseoir dans les couloirs du lycée. XD

7 choses que je n'aime pas.
* Avoir la tête blindée.
* Qu'on décide de ma vie.
* Qu'on me "méprise" par simple bonheur. (cf le chapitre ! ^.^)
* Be dependant
* Etre "effacée". Derrière.
* Qu'on me contredise............

7 groupes - chanteurs.
* Tokio Hotel
* Death in December (NAP)
* Saosin (NAP too)
* Pani!k (XD, craint ce nom! )
* Killerpilze
* JEREMY CHAPROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON (XD)
* BB B. (mais pas leurs tronches! ^^)

7 choses à savoir sur moi.
* Ambre de mon vrai prénom.
* Fille unique.
* Je passerais très certainement mon anniversaire en Angleterre...
* J'admire secrètement un gars du bus. XD
* Le 25 Octobre, je serais sur l'Alexander Platz avec elle.
* Je fais de la danse country. (J'te jure c'est vrai ^^ )
* J'ai tendance à faire foirer tous les projets qu'on peut mettre en place avec moi.

7 expressions - mots que je dis souvent.
* C'est l'abuse ! - Abusé - Ils abusent
* Ca me saoule ( Et ca me saoule de le dire aussi)
* Un peu
* Une fois
* Ja - Da - Nein
* Putain
* J'ai faiiim !

&comme je suis gentille, je fais pas de tagage. (=

Voilàààààà.
Bisou,
J'espère que vous aimerez ce chapitre qui a mis du temps à venir...
Jade. <3

# Posté le vendredi 28 mars 2008 17:16

Modifié le mercredi 27 août 2008 18:29

Kapitel 23.

Merde. Merde. Merde.

« alles so wichtig »

Eléa est arrivée comme prévu le lendemain. Elle s'est tout de suite imposée.

« Protect me from what I want »

« Alors, ça durch la mousson par ici ? » (Eléa)

J'avais besoin de sa présence., mais je n'en avais pas mesuré l'impact.
Intrusion, Intrusion, Intrusion.

Eléa était moi. Elle vivait pour moi, à ma place. Certainement inconsciente de mes côtés les plus enfouis, mais.
A ses yeux, j'étais une autre personne, une autre Jade.
Une Jade sans côté sombre, sans étoile noire, sans fuite.
Elle avait su faire abstraction de moi pour mieux me faire vivre.
Autrement.

J'étais la fille aux multiples facettes. &confronter 2 personnalités de Jade m'étais insurmontable.

La Jade d'Eléa ne ressemblait à aucune autre.
La leur encore moins.

Ils m'avaient mise dans un cocon de verre, ...
Dans des habitudes amères.
J'étais une autre. Mais j'étais moi. J'étais eux. J'étais la leur. J'étais la sienne.
... que j'ai pété en un instant.
Si indestructible il paraissait, si confortable.
Je l'ai cassé une fois de plus,


Alors que la venue d'Eléa semblait être la fin de toutes inquiétudes, de toute fuite, celle-ci m'a ravivé, m'a, une nouvelle fois, confronté à mon propre personnage.

Une nouvelle erreur délicieuse.

Avec elle, j'étais ailleurs.
Je ne squattais plus Berlin entre midi et deux.
Je n'allais plus dans sa chambre à deux heures du matin.
Je ne buvais plus dans le bol de café de Bill.
Avec elle, ils étaient ailleurs.
Tom ne me laissait plus une place entre ses bras, le soir. Avec les écouteurs.
Bill sortait avec Eléa, faisait les bars de la capitale.









Jade, you're not the only one.
Jade, you're not.
Jade, honey.
Say me.
Believe me.










J'aimais Tom. J'aimais Bill. J'aimais Eléa.
Mais je n'acceptais pas, qu'ils soient trois.

Je m'en voulais.

Mes cicatrices, alors saines en apparence, saignaient. Abondamment. Inside.
J'avais le c½ur glacé, les nerfs..brûlés.
J'avais envie de me tuer, une bonne fois pour toute.
Stopper les trains. Eliminer. Chut. Be quiet.













Hate me.
Please, Hate me











...


Ils jouaient au Mah-Jong.
Moi, j'étais dans la chambre de Tom, guitare à la main.
Sa chambre était l'endroit que je préférais dans l'appart.
Il inspirait la sérénité. Le calme.
Le seul endroit où les voix se taisaient.
J'étais assise sur le lit, essayant de me souvenir des quelques cours de guitare de mon enfance.
J'avais tout perdu. De A à Z. de ma vie à la sienne. de l'amour à la haine.
J'étais dos à la porte. Je ne l'ai pas vu entrer.
J'ai vu ses doigts par dessus les miens. Ses bras autour de moi.
Lui, il savait.





« Ich weiss das ich für dich finden kann »
Je sais que je finirais par te retrouver.







Il m'a guidé.
Durch den Monsun. Les quelques accords.

« - Jade ? (Tom)
- ... (Jade)
- Dis-moi... (Tom)
- J'n'ai pas envie que ça parte en live ! (Jade)
- _ _ # J'ai encore rien dit. (Tom)
- Ne dis rien, alors. (Jade) »


Juste ses gestes. J'avais besoin de son unique présence.
Il était derrière moi. Il me suffisait de tourner la tête pour l'apercevoir.
Mais je ne l'ai pas fait. Je n'ai pas croisé son regard. Pas une seule fois.

« Fais moi rejouer cette chanson (Jade) »

Durch den Monsun. Merde,merde,merde.
J'étais perdue.
&je n'ai pas pu empêcher les larmes de...

Je ne voulais pas...

Je ne voulais pas qu'il voit ça.
Je ne voulais pas de ce personnage.
Je ne voulais pas redémarrer une nouvelle fois.

Je ne voulais pas...





« Noch Einmal, Ein letzte Mal. Sags Nich`. Noch Nich`. »
Encore une fois, une dernière fois. Ne le dis pas. Pas encore.









Je ne voulais pas la perdre, elle.
Je voulais qu'elle soit heureuse, avec moi.
Je n'étais qu'un terrible frein.
Je ne voulais pas qu'ils sachent.



J'enchaînais les accords.
Sa main se détachait de la mienne. Petit à Petit.






« und wenn ich nicht mehr kann denk ich daran... »
Et quand je n'en peux plus je pense que...







Je ne pouvais plus.
J'ai pris sa main qui s'éloignait de la mienne.
Nos mains gauches. Les deux bracelets identiques. A l'Unendlichkeit.
Mes cicatrices. Mon étoile &puis lui. (étoiles)
J'ai serré tant que j'ai pu. &mes larmes ont coulées dos à lui. Mon visage devant sa main.
Nos mains entrelacées, avec force, avec haine.

Je prenais le dessus.
J'ai enfoncé mes ongles dans sa peau.
Et, à son tour, après s'être dégagé de mon étau, il a pris ma main.
et l'a serrée tellement fort que je croyais qu'elle allait se briser sous ses doigts.

Une force est arrivée dans mon ventre. Comme des milliers de bris de verre enfoncés un par un dans ma peau. Je me suis repliée sur la guitare, ma main toujours dans la sienne, lui toujours derrière moi.

Malgré ce qu'on pouvait croire, je ne voulais pas extérioriser ces maux. Alors, j'ai eu ce besoin de tout contenir. De contenir la haine de ma personne. De mes actions. De mes mots. Tout était là, devant moi. Je m'étais tout pris en pleine gueule &je voulais garder ça pour moi.
Se cacher.

Il a dégagé la guitare de mes genoux et j'ai rapproché les genoux de mon visage.
Il a desserré ses doigts alors que je n'avais pas encore croisé son regard.
Les larmes étaient là. *Perdues comme les larmes dans la pluie.*
Je n'acceptais pas mes pleurs.
J'ai caché mon visage.
J'étais la seule coupable.

Tom m'a soulevé pour me mettre dos au mur. Lui s'est assis sur le bord du lit, ma main l'avait quitté.
Il a relevé mon menton.
&enfin son regard, ses yeux dans les miens.








« Ans Ende der Zeit - Bis kein Regen mehr fällt »
Jusqu'à la fin des temps - Jusqu'à ce que la pluie cesse.



















Je ne chuterais pas, pour toi.































Voualaaaaaa.
Celui-ci devait être un peu plus long mais pour finir je l'ai coupé.
Vous aurez la suite de l'action dans le chapitre 24. <3
Je rappelle que si vous voulez être prévenu pour la publication des prochains chapitres, il faut entrer cette adresse dans vos contacts MSN : xFliehen@live.fr
Gros bisous,
Je vous like ! *o*
xJade.
Kapitel 23.

# Posté le jeudi 08 mai 2008 11:42

Modifié le mercredi 27 août 2008 18:32

Kapitel 24.

« - Dis-moi ce qui ne va pas. (Tom)
- Je vais bien. (Jade)
- Putain, Jade, arrête tes conneries. Je vois bien que quelque chose ne tourne pas rond. (Tom) »


Je fuyais son regard.

« -Plus. (Jade)
- ? (Tom)
- Ça ne tourne plus rond. (Jade) »


Paumée-là. Déchirée.

« - ... (Jade)
- Merde, dis quelque chose ! (Tom)
- ... (Jade)
- J'aime pas tes réactions de gamine. (Tom) »






















« - Alors, vire-moi. Ne me crois pas. Vis sans moi &oublie tout. (Jade)
- ... (Tom)
- Fais moi pas chier, Tom. Laisse-moi tomber. (Jade)
- Tu sais à quoi j'assimile tes discours ? A celle d'une enfant gâtée – pourrie gâtée – qui dit non pour avoir oui. Tu ne me fais pas pitié Jade. Aucunement. Arrête ton cinéma, tu veux ? (Tom)
- Je ne joue pas. (Jade)
- Tu n'es rien de ce que tu penses. Ton personnage est pathétique. (Tom) »


Je ne pouvais plus encaisser. Je le tuais du regard &il me tuait du regard.

« - Je te prouverais le contraire. (Jade)
- T'en ai plus capable. T'es anéanti. T'es morte-là. Abandonne tes paris débiles. (Tom) »


Merde, Salaup.
« -Tu captes rien Jade, t'es plus rien. (Tom)
- NE DIS JAMAIS CA ! (Jade) »


Je me devais d'être quelqu'un. C'était mon objectif. Je voulais être quelqu'un de vivant. Qui était marquée par la vie. Jamais... Personne...
J'avais gueulé de toutes mes forces. &on m'avait entendu de l'autre bout de l'appartement. Tom avait alors fermé la porte de sa chambre et s'était mis debout sur le lit.
Il me prit pas les épaules et me releva. J'étais plaquée contre le mur, bloquée.
Je ne pouvais que l'affronter.

« - TU – N'ES – PLUS – RIEN. Y'a plus rien sur ta peau. (Tom) »

Connard. Provocation.
Il m'a alors éloigné du mur pour m'y re-plaquer – violence.
C'est là que Bill&Eléa avaient ouvert la porte, qu'ils nous ont vus, que Tom s'est barré et que je me suis effondrée une nouvelle fois. Une dernière fois.
Cet espèce de Salaup.

Trop conne.
Cas départ. J'ai fais un tour.
J'aurais tout fait pour lui prouver que j'étais quelqu'un.
Je devais être quelqu'un à ses yeux. &j'en été incapable.
Je fus invisible, oubliée, victime. &j'en ai terriblement souffert.

Je l'ai suivi, évitant Bill&Eléa. Je l'ai plaqué à mon tour contre le mur.
« - Oublie-moi. (Jade)
- Je crois en toi, Jade. (Tom) »

Il m'a repoussé, avait gagné, j'étais qu'une sale petite conne.






































« - Jade, relève toi.
- ...
- Jade.
- ... »








































Ça faisait une demi-heure que j'étais sur le balcon, dans le froid. Enchaînant les cigarettes. Il faisait nuit. &je regardais les degrés descendre peu à peu. 0° C. –1°C.

« - Jade, relève toi.
- ...
- Jade.
- ... »


Hum. C'était Eléa. Elle. Elle était tellement loin de ma vie. Trop. Même à deux mètres de moi, elle semblait autre. Ou je. Nous. On s'était promis le meilleur. Pour moi, les promesses c'étaient que des mots. Mais ses mots étaient mes maux. &avec elle, je pouvais rêver. Elle a échappé à ma destruction. Elle a sûrement voulu se battre. Mais je ne voulais jamais qu'elle en soit l'actrice. Elle, c'était moi &mon opposé. Mon pire. Mon tout. Mon leit-motiv`.

« - Je m'en vais. (Jade)
- C'est à dire ? (Eléa)
- C'est à dire que je vais prendre mon sac & me barrer d'ici. (Jade)»


Elle m'a lancé ce regard que je détestais, genre je te prends pas au sérieux.

« - Quel intérêt ? (Eléa)
- Je m'étouffe ici. (Jade)
- Ils le savent ? (Eléa)
- Non...... (Jade)
- Tu vas leur dire ? (Eléa)
- Ils ne s'en rendront même pas compte. (Jade)
- ...
- ...
- ...
- ...
- Nan, tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas les quitter comme ça, sans un mot. Ils t'ont accueillie, protégée. (Eléa) »



Protect-me. Protect-me.


« - Je partirais demain. (Jade)
- ...
- dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne. Je m'en irais, vois-tu .... (Jade) »

Hum. Sourires.











« - Tu ne peux pas me laisser ici. (Eléa)
- Tu sais très bien vivre seule. Avec eux. (Jade)
- ... (Eléa)
- Toi, tu sais. (Jade)
- Toi tu ne sais pas peut-être ? (Eléa)
- Moi, c'est bien trop compliqué. (Jade)»






















Oh. Remember me.























=)
J'espère que celui-ci vous plaira.
Je l'ai écrit en écoutant Placebo...
D'ailleurs, quelle musique, d'après-vous, s'associe à Fliehen?
J'suis très curieuse des choix que vous allez faire.
Je rappelle l'adresse pour être prévenu de la suite : xFliehen@live.fr
Gros Bisous, vous êtes super. <3
xJade.

# Posté le vendredi 16 mai 2008 08:59

Modifié le mercredi 27 août 2008 18:34

Kapitel 25.

« - T'as pas froid ? (Eléa)
- Si. (Jade)
- Viens, rentre. (Eléa)
- Laisse-moi. (Jade) »


J'ai augmenté le volume sur mon Ipod. J'ai allumé une autre cigarette.


« -Bon, bah moi je rentre. (Eléa) »


Ouais, c'est ça.
J'avais besoin de me défoncer, là. Besoin de foutre mon esprit hors de moi. &délirer.











Mais.











Tom m'a rejoint une ou deux heures plus tard, je ne sais plus bien. Mon paquet de clopes était presque terminé.
Il a fumé la sienne sans un regard sur moi.

« Tu m'en passes une ? (Jade) »

Il a sorti une cigarette du paquet qu'il avait dans sa poche en me précisant que c'était sa dernière. Il s'est agenouillé devant moi, a glissé sa cigarette entre ses lèvres &l'a allumé. Il a aussi pris un de mes écouteurs. Puis il a retiré son gilet, l'a glissé sur mes épaules. J'ai alors pris sa cigarette, pour la fumer. &je me suis appuyée sur son épaule. Oh. Protège-moi.









Je vais...











J'ai fais mon sac cette nuit-là. J'ai très peu dormi. &, surtout, je n'ai pas quitté ma musique. A m'en briser les tympans. La sienne, en fait. Ses riffs, ses mains. Il me bouffait.


J'ai envoyé ma lettre de démission.



J'ai réussi à sortir de l'appart le lendemain après-midi.
Ils ne se sont doutés de rien. Je jouais tellement bien mes rôles.
J'ai passé mon sac sur l'épaule, réajusté mes cheveux dans le miroir et j'ai laissé la porte entrouverte.
J'ai croisé Tom dans la cage d'escalier. Il était avec une fille. Je m'en foutais, moi, j'étais à lui. &personne d'autre. J'étais l'unique. Tss.
Je l'ai évité du regard. Comme s'il n'existait pas___






« Tu vas où ? »










J'allais rejoindre Munich après tant de mois d'absence. Le voyage en train, alors que j'y étais habituée, m'a semblé tellement long, inconnu. Ce n'était plus moi. Quelques mois avaient réussi à me déconnecter.

J'avais eu le don de me planter en long, en large &en travers.
Je me souviens avoir jeté un coup d'½il à mon bras : cicatrices en long, en large ... &en travers. Etoile, brisée. Bracelet ... intact.











Escape. Escape. Escape.














« Je sais que tu céderas. TOM »













... te quitter.













J'ai éteint le portable et je l'ai jeté au fond du sac. Putain mais je sais pertinemment que je te céderais. Tu le sais, que je le sais.








« Je sais bien que tu ris, ma Little Hilly.
Je sais bien que tu pleures, ma toute petite s½ur.
Je sais qu't'en as pas l'air. Mais t'en as rien à faire. »










J'adorais bousiller ma vie. Je me pétais la gueule pour me causer tous les malheurs du monde. « Pour être enfin quelqu'un, de vrai. »


















Jade, pauvre conne avec un c½ur qu'elle n'osait pas montrer.
Eviter. Fuir. Négliger. Oublier. Changer.









Something don't change, baby.
Listen to my voice.
&forget everything you did.
Start something new ...












Je ne trouvais pas ma place parmi eux. Le rêve ... inaccessible me semblait plus ... attirant. Plus tentant. Plus excitant.
J'ai négligé les risques de ce nouveau choc, qu'importe.
L'important était de ... ressentir.
J'ai repensé à ces mois que j'avais passés avec eux.
Ceux qui me faisaient vivre &avancer. Tout avait pris une autre dimension.
Ils n'étaient plus des images, des hologrammes. Ils étaient, tout simplement.
Ils étaient humains. Je pouvais les toucher, respirer leur air, respirer tout court. Exister autrement.
Tout m'était paru douillet, sans encombre. TROP SIMPLE.
Être toujours la première qui part.






Je ne sais pas pourquoi, aujourd'hui, j'essaye de justifier mes actes d'hier. Puisque rien n'est en rapport avec ... ce qu'il va se passer dans les heures à venir.










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RAPPEL DU PROLOGUE.

21h16. Il pleut ici, sur Berlin. Le chauffage est allumé dans la colocation, depuis 5 secondes. La ville chante. Tout est éclairé, ca vit dans les bars. Il y a trois noms sur la sonnette de l'appartement 258. Les leurs et le mien. Ils ne sont pas encore rentrés, et moi je suis là depuis un quart d'heure. Il a oublié son portable sur le comptoir. Il a sonné 5 fois. C'est Eléa. Combien de fois il me l'a dis ça ? Qu'Eléa, c'était quelqu'un qui ne comptait pas ? Je ne le crois plus. Eléa s'attache à lui, Eléa ne parle plus que de lui. Et il ne peut en être indifférent..




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J'ai rallumé mon portable pour prévenir mes parents de mon arrivée. Je n'avais aucun message, juste 3 appels manques. Anonymes.

« - Maman ?
- Ouii ! Comment tu vas ?
- Pas mal et toi ?
- Bien !
- J'arrive d'ici ¾ d'heure.
- Quoi ? !
- A la maison. Je suis sur le chemin. Le train arrive dans ¾ d'heures au plus tard.
- C'n'est pas vrai ?
- Si.
- Ah ! Mon dieu ! C'est génial, ça !
- ...
- Je vais aller acheter de quoi manger. A toute !
- A tout à l'heure.
- Gros bisous ! »


J'allais retourner dans mon Munich poussiéreux. Tentant d'oublier je ne sais quoi, de fuir on ne sait quoi.
J'aurais tué celui qui m'avait forgé ce caractère.




Vertrau`mir.




Je suis restée deux mois chez mes parents. J'étais redevenue l'enfant unique à la vie .. tranquille. Ils ne savaient rien, de mon amour pour eux. Ne savaient pas ce que j'avais vécu chez eux, que j'avais vécu des concerts merveilleux avec eux. Qu'ils étaient mon leitmotiv`, ma raison de vivre, de respirer, mes boosters, ma plus grande destruction. &la raison pour laquelle je me détestais.




J'me souviens que leurs clips passés sur VIVA, que je les dévorais des yeux. Que je me mordais les lèvres, et que parfois mon c½ur laissait aller.
Ma mère savait que je n'allais pas bien. Qu'avec la musique dans les oreilles j'étais ailleurs. &que mes yeux se perdaient .. dans le ....... vide.

Je voyais qu'elle tentait de comprendre. &j'en jouais quelque peu.






















Mais Merde.
Sa main dans la mienne me manquait. Ses doigts sur mon bras.
J'avais repris mon ancienne manie de m'écrire sur l'avant-bras au crayon indélébile noir. Ma mère détestait ça. &depuis mon tatouage, je ne l'avais plus jamais refait.
Mais ce manque, cette.
Tous les jours, je vidais de l'encre sur mon avant-bras. Parfois de simples motifs, d'autres plus imposants. Certains restaient même plusieurs jours imprégnés. Tellement de fois je les repassais, incrustés.
Ma vie se résumait à eux et à cette encre. &le manque se déversait dans mon encre et cette encre dans ma peau.
Parfois, quand ça allait trop loin, je cachais les blessures avec les mitaines.















&puis l'encre n'a plus suffit.































L'encre n'a plus suffit.






































Je suis passée au compas. Au compas.
Eux. Sur ma peau. &dans ma peau.
Son nom. Ça peut paraître tellement puérile. Mais je ne sais pas exprimer ce que je ressentais à ces moments là. J'étais sûrement une autre. Ou alors ........... pour une fois ............ tout à fait .. moi.
Il suivait mes anciennes cicatrices.


























&l'encre se mêlait au sang.
Aux sentiments.






































































Voilàààààààà pour le 25ème chapitre. Ça fait pas mal de temps qu'il est écrit mais je n'avais pas encore pris le temps pour le recopier. :/
Sinon, Sinon. J'voudrais vous remercier pour tous vos commentaires. Ça me fait vachement plaisir. :D
J'espère que vous serez encore plus nombreuses la prochaine fois. :D
Je rappelle pour ceux qui veulent être prévenus des publications : il faudrait m'envoyer un mail à cette adresse : xFliehen@live.fr ou alors m'ajouter dans vos contacts. (:
Voilà, Voilà. Je crois que c'est à peu près tout.
Bonnes vacances à celles qui sont en vacances, bon courage à celles qui bossent encore &bonne chance à celles qui passent des exams. (comme moi -.-)
Ah oui, aussi. Il risque d'avoir pas tant de MAJ d'ici quelque temps because en plus des quelques révisions, je m'en vais en vacances une bonne partie de Juillet. :D
Nalaaaaaaaaaaaa. Gros Bisous tout plein.
Bis Bald,
xJade.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 06:05

Modifié le mercredi 27 août 2008 18:35

Kapitel 26.

Je n'ai pas repris les cours à Munich. J'ai trouvé, tant bien que mal, un boulot dans une station service. Un truc franchement pas intéressant &franchement mal payé. Bref.
Chaque jour sans eux, m'ôtait une partie de moi. Quelques gouttes de sang. Pour un peu d'oxygène.
Ca ne valait pas au change. J'avais juste déplacé le mal-être.
Et. Au fur et à mesure. Au fil du temps. L'oxygène m'a manquait. Ici, aussi. Chez moi, aussi. Chez moi.
Plus le temps passé, plus je sentais l'ampleur de ma connerie. Le non-sens de mes idées.
Bravo, Jade, t'as réussi. Tu t'es barrée la première. C'est sûr. J'te félicite. J'espère que t'es fière de toi.
Ca sert à quoi ? Rien. T'as gagné quoi ? Quedal. Tu t'expliques ?
Quelle conne mais quelle conne putaiiin.
Ils étaient là. Tu étais là. Tu vivais d'eux. Point.
T'as cherché la merde, comme d'hab. Comme d'hab.
Comme d'hab, tu t'es plantée. T'es une grosse belle erreur, chérie.
Ta vie se résume à ça. Bravo, t'es marquée maintenant. Ah ça y est, t'as subis.
T'as des choses trash à raconter. Fière ? Ouaah, t'as vécu ma belle. Quel courage.
Tu me dégoûtes. Je ....... me dégoute. Vomis-toi. Dégueule tout ton être.


















« Crache, Crache. Crache ton venin. »


























































« - Tom ?
- Mmh ?
- J'ai ... besoin de toi.
- Assume, ma belle.
- Putain, tu veux quoi là ?
- ... Toi, tu veux quoi ?
- Toi.
- Pourquoi tu t'es barrée comme ... une voleuse ?
- Je ne sais pas.
- Tu ne sais jamais rien, Jade. T'es gavante.
- Tom, j't'en prie. Oublie. J'veux ...
- ...
- j'veux....
- Tu veux quoi, BORDEL ?
- Putain, Tom. J'suis une grosse conne. J'ai fait une grosse connerie. J'en peux plus. Sans toi. Je ne peux pas. Je t'ai menti. Je ne peux pas faire sans toi. J't'en prie. Crois-moi.
- Pourquoi t'es partie ?
- Parce que ... je croyais que . . Enfin. J'pensais que t'allais m'oublier. A force. Que j'allais t'exaspérer. Enfin, voilà. J'avais tellement peur de te décevoir, chaque jour. Je mesurais tous mes gestes. Tu sais, j'avais peur que tu te barres.
- ...
- ...
- ...
- tom ?
- ...
- Tom ?
- ...
- ...
- Tu m'appartiens, Jade. Tu le sais, ça ?
- oui....
- T'es une gamine, Jade. Tu le sais ça aussi ?
- oui....
- Mais je t'aime comme ça, ça aussi tu le sais ?
- ...
- Jade ?
- Mm.
- Reviens, fais pas chier ton monde. T'as fais ta crise, bravo. Ca n'a servi à rien. Mais Reviens.
- ...
- Tom, je t'aime ... tellement.
- Tellement c'est comment ? A me faire endurer des trucs comme ça ?
- A me graver ton nom dans mon bras.......
- T'as pas fais ça ?
- ...
- Jade, répond moi, t'as pas fait ça ?
- ................. si........
- Putaiiiiin. T'es où là ?
- A Munich.
- Chez toi ?
- Ouais.
- Merdeuuuuh. Putain, mais il t'a pris quoi. T'es complètement conne ! !
- ...
- Euh. Ouais. Excuse-moi. Je ne devrais pas dire ça. Bon écoute, On est en tournée là, donc on n'est pas à Berlin. Je ne peux pas venir te voir non plus parce que je me ferrais tuer par les autres. Munich, on y est dans 2 semaines. Ca ira ?
- Ca ira...
- Parfait.
- Mais j'veux ne pas t'emmerder avec ça.
- Tais-toi.
- Non mais sérieusement...
- PUTAIN JADE TA GUEULE ! ! !
- ...
- Maintenant tu vas te taire &tu vas subir. T'as plus le choix de rien. Tu seras à moi, rien qu'à moi. Tu n'appartiendras même plus ... à toi même. Maintenant, la prochaine fois que tu touches à un truc pour te graver la peau, tu vas sincèrement le regretter. T'attends patiemment. Tu ne fais pas chier. Et puis t'encaisses, ma belle. On s'arrangera pour se voir après le concert de Munich, ça sera tranquille. Ca marche ?
- Ca marche.
- Tu comprends plus vite que je ne l'aurais pensais. : D
- Tom...
- Oui ?
- Tais-toi aussi parfois.
- >< » J'dois te laisser là. Mais hésites pas. Je suis ... là quand tu veux. &fais pas de conneries.
- Ouais...
- Bon..
- Attends.
- Oui ?
- Je me déteste. Je déteste comment je suis, là. Comment tu me ... perçois.
- Ouais, c'est bien ce que je me disais. Ce n'est pas gagné.
- Rien n'est gagné.
- On dégagera ton caractère de gamine. Je suis sure que tu es bien plus belle sans ça. Je sais que tu existes autrement. &juste parce que j'y crois, tu vois, juste pour ça je veux continuer avec toi.
- ...
- Fais-moi confiance.
- ... »





























Vertrau mir. Jade, ta gueule, subis.






















« - Tu ........... me manque.
- Tellement ?
- Tellement.
- De trop. ?
- On en a jamais de trop.
- &tu fais quoi des overdoses ?
- On oublie.
- J'veux faire une overdose de toi, Jade. »

# Posté le vendredi 13 juin 2008 09:09

Modifié le mercredi 27 août 2008 18:37